Des casinos en ligne penalises par la Commission des jeux du Royaume-Uni

Des casinos en ligne pénalisés par la Commission des jeux du Royaume-Uni

La Commission des jeux du Royaume-Uni (UKGC) a sévi contre trois casinos en ligne pour avoir manqué à leurs obligations de prévention de la fraude et du blanchiment d’argent.

Un quatrième casino, CZ Holdings, a vu sa licence révoquée et ne pourra donc plus opérer sur le territoire britannique. Ces sanctions, annoncée par la Commission le 29 novembre, font partie d’une démarche débutée en janvier dernier afin de resserrer la vis face aux méthodes de gestion des opérations en ligne soumises à sa juridiction.

Une enquête de longue haleine

À l’origine, 17 casinos en ligne avaient été identifiés comme défaillants lorsqu’il s’agit des mesures prises pour contrer le blanchiment d’argent, le financement d’activités terroristes et le jeu problématique. Dans une lettre adressée aux opérateurs du secteur, la UKGC mentionnait de sérieuses lacunes non seulement au niveau de la lutte contre la fraude, mais aussi au niveau des responsabilités sociales et de la protection des joueurs compulsifs.

Parmi les reproches évoqués, le manque de qualification formelle du personnel dédié à la lutte contre le blanchiment d’argent et l’insuffisance d’informations transmises aux forces de l’ordre à propos d’activités suspicieuses détectées sur leurs plateformes auraient mené le régulateur à considérer un retrait de licence pour au moins cinq des 17 opérateurs visés.

Des amendes salées

Au total, environ 24 millions de dollars de pénalités devront être déboursés par Daub Alderney, Casumo et Videoslots pour avoir failli à la tâche. Ce dernier admet volontiers l’imperfection de ses systèmes, ajoutant : « Nous sommes heureux que la Commission des jeux reconnaisse que nous avons été ouverts et transparents dès le début de leur enquête et pleinement coopératifs tout au long ».

Du côté de la Commission, le ton n’est pas si candide. Ces mesures s’insèrent dans le cadre du plan stratégique 2018-2021 de l’organisme, qui s’annonce sévère et impitoyable face à la non-conformité aux régulations en place.

Par ailleurs, la Commission n’entend pas seulement agir contre les entreprises lorsqu’elle prend des mesures réglementaires ; elle oblige également les individus à rendre compte des actes dont ils sont responsables en cas de défaillance d’un opérateur. Ainsi, trois détenteurs de licences individuelles ont déjà dû rendre leurs licences et plusieurs autres ont reçu un avertissement.